Babel XVII - notes -

Publié le par Chris

Babel était une injure à Dieu.

Elle représentait l'exacte contraire de la volonté divine, exposée dans la Genèse. savoir si Dieu avait une vision parfaitement claire de la destinée humaine est une chose. Il est mort, nous passons ce point sous silence. Il ne faut néanmoins pas oublier que, par sa puissance supérieure, il a faconné l'humanité. Son injonction était pourtant claire "croissez et multipliez-vous", elle est répêté pour les animaux, végétaux et aux hommes. Après le déluge, dont le sens nous échappe encore, si ce n'est sa condition d'oubli définitif, s'ensuit le catalogue génalogique des descendants de Noé. Que firent les hommes? Ils explorèrent de nouveaux mondes, se multiplièrent, suivant la parole divine. Chaque fils, une fois à l'âge adulte, s'en allait trouvé une épouse, et fonder un nouveau foyer ailleurs. 

Babel est l'exact inverse, source d'une folie sans nom. Les hommes au lieu de s'étendre et de se diversifier, s'entassèrent et se rassemblèrent en un seul lieu; Babel. Dieu les avait adjoint de seulement deux maximes dites naturelles, pluralisme et différence. Je les qualifies de naturelles, car elles correspondent à la nature même de l'homme, au même degré que celle des animaux et des végétaux, elles sont en harmonie avec la nature de leur être. A la place, Babel créa unité et totalité. Unité, car tout les hommes étaient ensemble en un seul point et Totalité, car leur but était commun et chacun travaillait identiquement.  Du mouvement descendant et horizontal de la parole divine, les hommmes créèrent une parole, représentée par la tour de Babel, montante et verticale. Début de l'urbanisme fou.

Quel était le ciment de cet unité et de cette totalité?
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Publié dans Babel - brouillons-

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