Babel XVI
Alors que, chassé par ma peur de Caïn et Baudelaire, je descendais depu à peu du labyrinthe rocailleux du désert, j'arriva à une étendue de sable et de poussière ocre. Ne voyant que la tour de Babel au loin, je décidai de la rejoindre, espérant que mes faibles forces me le permettent. Je toussa, encore un cailot de sang, mon visage se crispa un peu plus, et j'avançais péniblement.
Ce n'est qu'après quelques minutes de marche que je fus saisi d'une horrible vision. Il y avait là, à quelques kilomètres désormais de Babel, une sorte de champ de piques, droites, dirigés vers les cieux, comme une insulte. Le soleil couchant donnait une allure terrifiante à cette dizaine de pieux fichés ici, en plein désert. au bout de chaque pieu pendait un squelette humain, balloté par le vent aride soufflant.
Je m'avancais peu à peu, au milieu de ce décor cauchemardesque, quand je vis, le corps de celui qui me semblait le plus récent. S'il n'était mort, il ne serait pas vivant encore longtemps pensais-je. Le pieu lui perforait le dos au niveau du ventre et ressortait rouge et noir. L'homme avait les bras écartés , la face offert comme une offrande, aux corbeaux dérangés par mon passage. Il était grand et fort, un filet de sang coullait de sa tignasse roux et son nez et ses lèvres semblaient ouvertes. Je m'approchai de lui lentement, et je ne sais s'il me vit, comprenant encore quelque chose au monde malgré l'énorme douleur que devait lui causer cet empalement, mais un râle sortit de sa bouche sanglante.
Funèbre poésie offert au désert, l'étrange rebelle puni dit ses derniers mots.
- Trompe-la-mort a joué sa dernière partie. Prends garde étranger. En murmurant cela, ses yeux s'ouvrirent d'une légère fente de ses paupière, et j'entrevus un regards rouge de haine et de colère.
Babel n'est qu'une illusion. Je n'ai pas compris. J'ai fait du sang avec du sang. Au désert ...
Les derniers mots furent emportés par le souffle du désert. Un dernier râle lui arracha la vie.
Les jambes tremblantes, je m'éloignai le plus vite possible, pour vomir et fuir cet endroit maudit. Dans mon dos, je sentais encore le regard chargé d'animalité et de pulsion, de cet homme qui avait, semble-t-il, violé la loi de Babel.
Ce n'est qu'après quelques minutes de marche que je fus saisi d'une horrible vision. Il y avait là, à quelques kilomètres désormais de Babel, une sorte de champ de piques, droites, dirigés vers les cieux, comme une insulte. Le soleil couchant donnait une allure terrifiante à cette dizaine de pieux fichés ici, en plein désert. au bout de chaque pieu pendait un squelette humain, balloté par le vent aride soufflant.
Je m'avancais peu à peu, au milieu de ce décor cauchemardesque, quand je vis, le corps de celui qui me semblait le plus récent. S'il n'était mort, il ne serait pas vivant encore longtemps pensais-je. Le pieu lui perforait le dos au niveau du ventre et ressortait rouge et noir. L'homme avait les bras écartés , la face offert comme une offrande, aux corbeaux dérangés par mon passage. Il était grand et fort, un filet de sang coullait de sa tignasse roux et son nez et ses lèvres semblaient ouvertes. Je m'approchai de lui lentement, et je ne sais s'il me vit, comprenant encore quelque chose au monde malgré l'énorme douleur que devait lui causer cet empalement, mais un râle sortit de sa bouche sanglante.
Funèbre poésie offert au désert, l'étrange rebelle puni dit ses derniers mots.
- Trompe-la-mort a joué sa dernière partie. Prends garde étranger. En murmurant cela, ses yeux s'ouvrirent d'une légère fente de ses paupière, et j'entrevus un regards rouge de haine et de colère.
Babel n'est qu'une illusion. Je n'ai pas compris. J'ai fait du sang avec du sang. Au désert ...
Les derniers mots furent emportés par le souffle du désert. Un dernier râle lui arracha la vie.
Les jambes tremblantes, je m'éloignai le plus vite possible, pour vomir et fuir cet endroit maudit. Dans mon dos, je sentais encore le regard chargé d'animalité et de pulsion, de cet homme qui avait, semble-t-il, violé la loi de Babel.
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