Babel XXVIII

Publié le par Chris

 

 

 

Au sommet de la dernière tour de Babel, Baal se tourna face à moi.

"Il faut en finir ici".

Le vent balayait le monde autour de nous. En dessous de nous s'étendait l'immense ville, et derrière ses remparts, semblaient flotter le désert, et se mélanger le sable aux nuages, avec le sang du soleil pour liant. Je serrai mon couteau dans ma main à mon faire mal.

Nos compagnons de lettres et d'aventures formèrent un cercle autour de nous, sur cette terrasse de ruine et de fin d'espoir. ils hésitaient, j'entendais leurs murmures avec le sifflement du vent, et les claquements des coups de feu un peu plus bas.

" D'accord" répondis-je à Baal qui se tenait immobile à quelques mètres de moi. Il tenait lui aussi dans sa main gauche un couteau.

Des mots inconnus me revinrent en mémoire. Ensemble nous nous élançâmes l'un sur l'autre, pour cette danse pour la vie, pour cette lutte à mort.

 

Et j'entendis le chant de l'univers...

 

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Publié dans Babel - brouillons-

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