Vieux vers de vieux amis
Homme triste qui regarde au loin les ruisseaux paisible et froids
Les plaines viticoles et les fluviatiles contrées
Homme triste qui se languit devant les forêts profuses et mordorées
Homme triste tu n'existes pas !
Homme mélancolique qui contemple en contre-bas
Les aubépines et les rochers saillants
Et discerne par-delà les ruisseaux cheminants
Homme mélancolique tu n'existes pas !
Homme nostalgique qui voit l'homme mélancolique et hume les taffetas
Que portent tendrement les effusions du vent
En de multiples particules plaintives se souvenant
Du temps passé, homme nostalgique tu n'existe pas !
Homme désespéré qui scrute indistinctement les ébats
Chantants et dissonants des aubépines lubriques
Homme désespéré qui pénètre les nuages mouvants et sépiolitiques
Homme désespéré tu n'existes pas !
AHAHAHAHAHAHAHAHAAHAHAHAHAHA
AHAHAHAHAHAHAHAHHA
AHAHAHAHAAHAHAHAHAHAHAHA
AHAHAHAHAHAHAHAHAHAH
Moi qui m'esclaffe sans raison
Qui se marre là où l'eau se mire
Qui se gondole sur les fleuves et les lyres
Moi qui glousse fiévreusement dans la joie et l'allégresse
Je ris de me voir de grâce et de finesse
Frissonnant, hilare,
Riant à m'en décrocher la mâchoire
Moi sacré farceur, je saute, tressaute, éxecute fières amplitudes
Et me poile encore de la solitude
Moi, Jovial, moi qui m'esclaffe, j'existe ! et sans raison !
AHAHAHAHAHAHAHAHA
Excusez-moi
Jovial, 2008
Jovial 2011