Vieux vers de vieux amis

Publié le par Chris

Homme triste qui regarde au loin les ruisseaux paisible et froids

Les plaines viticoles et les fluviatiles contrées

Homme triste qui se languit devant les forêts profuses et mordorées

Homme triste tu n'existes pas !


Homme mélancolique qui contemple en contre-bas

Les aubépines et les rochers saillants

Et discerne par-delà les ruisseaux cheminants

Homme mélancolique tu n'existes pas !


Homme nostalgique qui voit l'homme mélancolique et hume les taffetas

Que portent tendrement les effusions du vent

En de multiples particules plaintives se souvenant

Du temps passé, homme nostalgique tu n'existe pas !


Homme désespéré qui scrute indistinctement les ébats

Chantants et dissonants des aubépines lubriques

Homme désespéré qui pénètre les nuages mouvants et sépiolitiques

Homme désespéré tu n'existes pas !


AHAHAHAHAHAHAHAHAAHAHAHAHAHA

AHAHAHAHAHAHAHAHHA

AHAHAHAHAAHAHAHAHAHAHAHA

AHAHAHAHAHAHAHAHAHAH


Moi qui m'esclaffe sans raison

Qui se marre là où l'eau se mire

Qui se gondole sur les fleuves et les lyres

Moi qui glousse fiévreusement dans la joie et l'allégresse

Je ris de me voir de grâce et de finesse

Frissonnant, hilare,

Riant à m'en décrocher la mâchoire

Moi sacré farceur, je saute, tressaute, éxecute fières amplitudes

Et me poile encore de la solitude

Moi, Jovial, moi qui m'esclaffe, j'existe ! et sans raison !

 

AHAHAHAHAHAHAHAHA

Excusez-moi

 

Jovial, 2008

 

 

moi-dans-l-eau.jpg

 

Jovial 2011

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Publié dans Etudes sur le Jovial

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