Réflexions inter-jovialistes IV

Publié le par Chris

 

 

 

L’engagement militant a, il me semble, une origine psychologique. Elle est manifestation d’une insatisfaction.

 Lorsque cette insatisfaction est énoncé de façon si forte que l’ensemble de la population ne peut l’ignorer, la société s’adapte et pâlie à cette insatisfaction.

 

La société avance donc par insatisfaction. Là où l’on trouve le plus d’insatisfaction, est là où elle est le plus exprimé, ainsi là où se trouve les moyens d’y remédier. Mais il existe de nombreux moyens d’expression, tant physique que verbale, directe ou indirecte, individuelle ou collective.

L’engagement militant ne peut venir que de ces foyers d’insatisfaction et par là, les moteurs de la société. Il me semble en voir trois : la Misère, l’Art et l’Altérité.

 

Par Misère, j’entends l’ensemble des foyers où l’insuffisance des moyens donnés à l’homme pour survivre est tel que l’homme est acculé à sa dernière extrémité, la violence physique. Par Art, j’entends l’ensemble des artistes, utilisant l’ensemble des moyens de perceptions humaines pour communiquer. Exprimant leur insatisfaction individuelle face à leur propre perception du monde. Et enfin, pour l’Altérité, j’évoque l’ensemble du tissu social émanant de l’extérieur de la zone d’appartenance de la société, qui, de par leur nature, se sent insatisfait d’elle.

Ainsi l’engagement militant fleurit sur ces trois terreaux fertiles de changement.

 

 

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Publié dans Etudes sur le Jovial

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