Réflexions inter-jovialistes II

Publié le par Chris

 

Le réel me semble être une sorte de couche de poussière s’appliquant à l’ensemble du monde matériel. Le réel est composé, selon Hegel, de passé, présent et de futur.

 

Cette classification se fait non par une distinction de nature de ces grains de poussières, mais de leur positionnement, abstrait, par rapport aux choses. Les particules du passé sont à même la terre, celles du présent constituent l’air dans lequel se place l’homme, c’est là où il évolue, agit et devient acte, et enfin celles du futur sont encore plus haut dans l’atmosphère.

 

Il est nécessaire de mentionner l’immobilité des particules du passé, et l’entier caractère aléatoire de celle du futur. Cela règle le questionnement de la prédiction du futur. Les particules sont mortes au sol, dans le sens où elles ne peuvent plus se mouvoir et celle du futur ne sont pas encore nées car elles ne sont pas encore au niveau des hommes.

Si l’homme n’exerce son mouvement nécessaire dans le réel, il est vite enseveli sous les particules du présent s’accumulant au sol et deviennent passé.

 

 Cette absence de mouvement peut se nommer, à mon sens, habitude et routine ; ensemble de mouvement devenu mécanique où justement la vie est absente. Une fois l’homme ensevelis sous cette poussière, nous dirons qu’il est mort (pour ne pas être biblique ; poussière tu étais…).

 

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Publié dans Etudes sur le Jovial

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