La dialectique de Clearstream

Publié le par Chris

( Sur mes cours de métaphysique)
( à côté de moi, une discussion sur l'Affaire Clearstream)
(écrit à la Gryffe, café-libraire lyonnais anarchiste libertaire s'il en est)
(mardi 15 décembre, 22h39, en marge de mon cours sur Hegel)
( à part l'exemple final, la formulation théorique me semble convenable)



Notre président influe un procès pour le gagner, cette manoeuvre politique peut s'énoncer par un principe très orwellien "Celui qui a le contôle du présent a le contrôle du passé".
Maintenant, par Hegel, reprenons-le, en l'inversant, ce principe de "mutabilité du passé". Ce qui donne : qui a la maîtrise du passé peut maîtriser le présent, et, plus précisément, avoir une conscience critique qui lui permet d'échapper aux aliénations du présent.

 Il ne s'agit pas ici de valoriser le passé comme héritage vénérable ou patrimoine fossilé, mais comme culture vivante permettant à la fois d'expliquer le présent (la genèse de la modernité) et de résister au présent (d'en désarmorcer les dogmes).
Loin de faire "table rase du passé" (ô stupidité!), le militant de l'avenir doit s'appuyer sur le passé comme contre-culture. D'où l'impératif d'un enseignement du passé (qui ne se limite pas à l'enseignement de "l'Histoire"). 

Ici, le philosophe peut intervenir, avec le rôle de révélateur des concepts, animant, et l'ordre dogmatique du présent, et la synthèse de la contre-culture, pour les associer. Pour en produire les nouveaux concepts retournés.

Par exemple, je pense que, qui voudrait se battre contre la mondialisation actuelle (ordre dogmatique du présent), serait assez vain d'espérer instaurer à la place, et un autre ordre dominant (communisme), et une absence d'ordre (anarchisme) à la place (deux solutions de la contre-culture).
La première solution n'étant que la face retourné de l'ordre dominant ( A et -A partagent la même essence) , et la deuxième en étant, non pas comme premièrement l'opposé, mais l'inversion de ce toujours même ordre dominant ( absence de loi = loi du plus fort, ndlr Rousseau ).

La solution contre l'unité d'un Tout globalisant me semble plus être à chercher parmi une diversité de solution, dont aucune n'engloberait l'autre. Il n'y a donc pas une solution contre l'Ordre mondial, mais des solutions.

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Publié dans fictions d'essai

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R
<br /> Christophe je crois que tu as d'immense lacune en terme d'anarchisme. L'absence de loi de ne veut pas dire l'absence de règle.<br /> <br /> On en reparlera...<br /> <br /> <br />
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