Babel XIV - mythes -
L'une des plus grandes question que se posent les habitants de Babel fut celle de leur origine. Diverses interprétations existaient alors à l'époque. mais il était du devoir de l'autorité d'en établir une seule, la plus convaincante et nécessairement la plus tranquillisante, pour laisser les hommes travailler, la tête libre de ce tracas.
On chercha alors l'origine des hommes.
La solution la plus simple était de s'en remettre à Dieu, source créatrice hors de tout jugement humain donc inattaquable. On doubla, de plus, la solution d'une deuxième réponse, en apparence opposée, mais en réalité de même nature. Cela dans le but de satisfaire les nécessaires insatisfait, un brin rebelle ou intellectuel. On élabora alors le terme de Hasard. L'autorité entretenit alors une savante polémique entre ces deux solutions, plus ou moins consciente de sa manipulation. Et les hommes de Babel purent travailler, délivré de tout souci. En effet, chaques arguments s'ajoutant aux autres, s'appuyant sur l'ensemble des sciences ou sur l'ensemble des croyances, suivant la solution, ne changeaient rien à la chose. Dans les deux cas l'on ne pouvait détenir une part de vérité, fut-elle minuscule, sur le pourquoi de notre origine.
De plus, les hommes de Babel n'ayant jamais rencontré d'autres êtres vivants leur ressemblant de près ou de loin, la discussion fut vite théorisé et ignoré. Tant que nul vie ne sortait du désert, des cieux ou de la mer, les hommes furent tranquilles. Les rares humains vivant en dehors de Babel étaient considérés comme paria, fugitif ou ennemi, ils ne fallaient donc pas les étudier, mais les éviter et si possible les tuer. L'origine des formes végétales et minérales fut déclarée antérieure à celle des hommes, de par leur immobilité et leur silence. Quand à celle des animaux, aussi bien mammifère, oiseaux et reptiles, on les placa sur une échelle chronologique, par affinité entre eux, de façon condescendante. Plus on caractérisait, moins on se posait de question, c'est l'avantage des systèmes.
Néanmoins certaines pensées sont tenaces.
Les fils de Caïn colportent encore un étrange mythe sur l'origine des hommes de Babel. Dieu, avant de créer les hommes, créa d'abord les Anges, ses serviteurs pour la création de son Oeuvre; l'Univers. Il les créa à son image, puissants et immortels, leur donnant pour demeure la Terre, nouvellement créée, lui habitant sur le Soleil, centre de l'univers. Ils créèrent ainsi ensemble, tout ce que la Terre compte d'organisation physique encore de nos jours. Mais, un jour les Anges se rebéllèrent et comme de raison, voullurent habiter sur le Soleil, à l'image de leur Créateur. Dieu ne le toléra pas, et les chassa, avec une part d'Ange lui étant resté fidèle, du Soleil. Les Anges rebelles furent alors rejettés sur Terre, et une fois vainqueur Dieu termina son oeuvre. Il leur orgna les ailes, leur immortalité et leur mémoire, les transformant en homme, désormais impuissants de traverser les cieux. Il leur confia la Terre et leur interdit le Soleil.
Mais cela ne reste qu'un mythe bien entendu.
On chercha alors l'origine des hommes.
La solution la plus simple était de s'en remettre à Dieu, source créatrice hors de tout jugement humain donc inattaquable. On doubla, de plus, la solution d'une deuxième réponse, en apparence opposée, mais en réalité de même nature. Cela dans le but de satisfaire les nécessaires insatisfait, un brin rebelle ou intellectuel. On élabora alors le terme de Hasard. L'autorité entretenit alors une savante polémique entre ces deux solutions, plus ou moins consciente de sa manipulation. Et les hommes de Babel purent travailler, délivré de tout souci. En effet, chaques arguments s'ajoutant aux autres, s'appuyant sur l'ensemble des sciences ou sur l'ensemble des croyances, suivant la solution, ne changeaient rien à la chose. Dans les deux cas l'on ne pouvait détenir une part de vérité, fut-elle minuscule, sur le pourquoi de notre origine.
De plus, les hommes de Babel n'ayant jamais rencontré d'autres êtres vivants leur ressemblant de près ou de loin, la discussion fut vite théorisé et ignoré. Tant que nul vie ne sortait du désert, des cieux ou de la mer, les hommes furent tranquilles. Les rares humains vivant en dehors de Babel étaient considérés comme paria, fugitif ou ennemi, ils ne fallaient donc pas les étudier, mais les éviter et si possible les tuer. L'origine des formes végétales et minérales fut déclarée antérieure à celle des hommes, de par leur immobilité et leur silence. Quand à celle des animaux, aussi bien mammifère, oiseaux et reptiles, on les placa sur une échelle chronologique, par affinité entre eux, de façon condescendante. Plus on caractérisait, moins on se posait de question, c'est l'avantage des systèmes.
Néanmoins certaines pensées sont tenaces.
Les fils de Caïn colportent encore un étrange mythe sur l'origine des hommes de Babel. Dieu, avant de créer les hommes, créa d'abord les Anges, ses serviteurs pour la création de son Oeuvre; l'Univers. Il les créa à son image, puissants et immortels, leur donnant pour demeure la Terre, nouvellement créée, lui habitant sur le Soleil, centre de l'univers. Ils créèrent ainsi ensemble, tout ce que la Terre compte d'organisation physique encore de nos jours. Mais, un jour les Anges se rebéllèrent et comme de raison, voullurent habiter sur le Soleil, à l'image de leur Créateur. Dieu ne le toléra pas, et les chassa, avec une part d'Ange lui étant resté fidèle, du Soleil. Les Anges rebelles furent alors rejettés sur Terre, et une fois vainqueur Dieu termina son oeuvre. Il leur orgna les ailes, leur immortalité et leur mémoire, les transformant en homme, désormais impuissants de traverser les cieux. Il leur confia la Terre et leur interdit le Soleil.
Mais cela ne reste qu'un mythe bien entendu.
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