Manu Chao
Parce que ça me définit bien, enfin je pense.
Les hommes sont semblables aux manteaux, ou l'inverse. Ils ont des poches où, si la main curieuse ou intéressée s'aventure, chacun peut y trouver des souvenirs, des compétences, des objets étranges, des rires et des pleurs. Il y a plus ou moins de poches, avec fermetures, boutons ou voir même plus. Certaines sont tellement pleines que les coutures craquent et toutes ces pensées se répandent involontairement. Certaines personnes n'ont que deux poches, comme les jeans, famille et boulot, d'autres me semble être de larges et longs manteaux pleins de poches cachées. Appellons ça le vécu, le tissu social, l'Etre, ou ce que l'on voudra, c'est mon système. Je ressemble à un manteau, veste neuve mal vieillie, avec des poches, des trous, des cachettes et des taches. Un truc plutôt passe-partout, qui me couvre les soirées de février et que je peux étendre dans l'herbe de juin. Quand je bricole, je sors des outils de telle poche, puis un machin de telle autre, un nom ou un numéro de tel d'un autre. Parfois je mélange tout, et d'autres restent bien hermétiques, bien closes; je confirme, on peux appeller ça du lien social. Je n'ai qu'une envie; c'est de balader ma carcasse partout où le coeur et le hasard me portent.
je suis un manteaux un peu sale ou bien...
Je suis un polichinelle
tirez sur ma ficelle
je fais mon ptit numero
dès que j’entends les bravos
et quand je suis fatigué
je m’arrete me reposer…