Nouvelle insolite : Un ange
Quel effet cela peut-il faire de rencontrer un ange?
Le philosophe marchait, noyé dans ses pensées, sombre et mélancolique. Ses études le taraudait bien plus loin que son bureau, son université et sa bibliothèque, elle le poussait à errer, sans rien voir du monde extérieur, dans de long vagabondage en ville. Les cernes, la fatigue et la tristesse l'accompagnaient comme des casseroles trainant à la queue d'un chien fou, et il ne pouvait parler à aucun sans poser sans cesse cette question, devenue une obsession chez lui et ses semblables : comment faire pour être heureux?
Pourtant il n'avait pas ménagé sa peine: tout les auteurs anciens y était passé, et il ne comptait plus les colloques à travers le pays sur ce sujet. Avant-gardiste, il avait voyagé à travers les pays, se renseignant chez chaque sages, interrogeant les autels de toutes les religions ou sectes, mais aucunes répones ne le satisfesait. Non qu'il fut excessivement socratique, ou cartésien, les réponses irrationelles ne le suffisaient pas non plus, étant pragmatique malgré tout. Interrogés les scientifiques, interrogés les politiques, interrogés les artistes; rien, rien n'y faisait, et il ruminait désormais les sombres raisonnements vides de sa quète en marchant, en aveugle, parmis les foules ignorantes.
Ce jour là, semblable à tout les autres jours d'ailleurs, le philosophe marchait en ville, sans soucier du monde mais de ses filaments spongieux de sa rhétorique absurde. Il passa près d'un petit parc, ignoré des touristes qui se prélassaient et bronzaient dans tout les autres parcs envirronants, quand soudain il la vit.
Elle était là, assise dans l'herbe, les jambes gracieusement plié sur lesquelles elle dessinait lentement. Sa main volait avec légèreté sur le large bloc-note, où les feuilles de ses dessins s'empilaient. Le crissement du crayon à mine grasse était une chanson légère et rythmée. A côté d'elle était posé son sac et un plat de cerise, où elle piochait à temps à autre, une cerise rouge qu'elle croquait délicatement, avant d'envoyer le noyau plus loin dans l'herbe, d'un mouvement fin. Le philosophe la reconnut, c'était une lointaine amie avec qui il avait déjà voyagé dans un temps pas si éloigné mais qui lui semblait déjà remonté à des lustres. Il alla la rejoindre en la saluant de la main.
Elle semblait n'avoir pas changé, ses cheveux chatains retombaient sur ses épaules avec la même grâce, sa frange jouant toujours sur son front, entre ces deux yeux d'un belu si clair, si éclatant que l'on ne voyait que cela au premier abord. Ce n'est seulement qu'ensuite, on remarquait son petit nez fin, ses légères taches de rousseur sur ses joues, et son sourire modeste. Le philosophe remarqua également qu'elle était en vacance et qu'elle le montrait volontier avec joie par ses vêtements fins t légers dissimulant, taquins, ses douces formes. Elle allait bien ne s'en fesait pas pour son avenir. Elle était toujours en étude d'Art, et s'amusait, sa vie se déroulant devant elle, sans anicroche et dont elle profitait de chaque instant.
le philosophe s'étonna encore de son attitude simple et modeste qui était la sienne. Chaque oiseau chantant lui faisait tourner la tête, découvrant son joli cou blanc. Souriait pour tout et rien, et le plus extraordinaire chez elle était sa sincérité, car elle se lisait dans ses yeux. Il suffisait au philosophe de faire attention aux imperceptibles plis ou mouvements autour de ses yeux pour savoir si elle réfléchissait, s'amusait ou ne comprenait pas. Ils bavardèrent ainsi un moment, oubliant le monde et les faux calculs, partageant son plat de cerise. En discutant ainsi le philosophe sentit soudain une étrange chose dans son ventre, il se sentait heureux. Désarconné de ressentir ce qu'il ne comprenait pas, mais avait recherché toute sa vie, il lui posa cette brulant question:
- Comment fais-tu pour être heureuse comme cela?
Elle le regarda d'un regard interrogateur puis réfléchit et sourit , dévoilant ses belles dents blanches. Elle remit ses cheveux en arrière et taquina sa frange, avant de répondre :
- je ne sais pas vraiment...je le suis sans chercher à l'être je crois...peut-être qu'il ne faut pas l'étudier mais le vivre, non?
Plus tard, la demoiselle ayant son bus qui l'attendait s'en alla, lui promettant de revenir et de se revoir. Le philosophe quitta le parc, méditatif, il fit quelque pas, puis éclata d'un grand rire joyeux. Il avait trouvé sa réponse.
Le philosophe marchait, noyé dans ses pensées, sombre et mélancolique. Ses études le taraudait bien plus loin que son bureau, son université et sa bibliothèque, elle le poussait à errer, sans rien voir du monde extérieur, dans de long vagabondage en ville. Les cernes, la fatigue et la tristesse l'accompagnaient comme des casseroles trainant à la queue d'un chien fou, et il ne pouvait parler à aucun sans poser sans cesse cette question, devenue une obsession chez lui et ses semblables : comment faire pour être heureux?
Pourtant il n'avait pas ménagé sa peine: tout les auteurs anciens y était passé, et il ne comptait plus les colloques à travers le pays sur ce sujet. Avant-gardiste, il avait voyagé à travers les pays, se renseignant chez chaque sages, interrogeant les autels de toutes les religions ou sectes, mais aucunes répones ne le satisfesait. Non qu'il fut excessivement socratique, ou cartésien, les réponses irrationelles ne le suffisaient pas non plus, étant pragmatique malgré tout. Interrogés les scientifiques, interrogés les politiques, interrogés les artistes; rien, rien n'y faisait, et il ruminait désormais les sombres raisonnements vides de sa quète en marchant, en aveugle, parmis les foules ignorantes.
Ce jour là, semblable à tout les autres jours d'ailleurs, le philosophe marchait en ville, sans soucier du monde mais de ses filaments spongieux de sa rhétorique absurde. Il passa près d'un petit parc, ignoré des touristes qui se prélassaient et bronzaient dans tout les autres parcs envirronants, quand soudain il la vit.
Elle était là, assise dans l'herbe, les jambes gracieusement plié sur lesquelles elle dessinait lentement. Sa main volait avec légèreté sur le large bloc-note, où les feuilles de ses dessins s'empilaient. Le crissement du crayon à mine grasse était une chanson légère et rythmée. A côté d'elle était posé son sac et un plat de cerise, où elle piochait à temps à autre, une cerise rouge qu'elle croquait délicatement, avant d'envoyer le noyau plus loin dans l'herbe, d'un mouvement fin. Le philosophe la reconnut, c'était une lointaine amie avec qui il avait déjà voyagé dans un temps pas si éloigné mais qui lui semblait déjà remonté à des lustres. Il alla la rejoindre en la saluant de la main.
Elle semblait n'avoir pas changé, ses cheveux chatains retombaient sur ses épaules avec la même grâce, sa frange jouant toujours sur son front, entre ces deux yeux d'un belu si clair, si éclatant que l'on ne voyait que cela au premier abord. Ce n'est seulement qu'ensuite, on remarquait son petit nez fin, ses légères taches de rousseur sur ses joues, et son sourire modeste. Le philosophe remarqua également qu'elle était en vacance et qu'elle le montrait volontier avec joie par ses vêtements fins t légers dissimulant, taquins, ses douces formes. Elle allait bien ne s'en fesait pas pour son avenir. Elle était toujours en étude d'Art, et s'amusait, sa vie se déroulant devant elle, sans anicroche et dont elle profitait de chaque instant.
le philosophe s'étonna encore de son attitude simple et modeste qui était la sienne. Chaque oiseau chantant lui faisait tourner la tête, découvrant son joli cou blanc. Souriait pour tout et rien, et le plus extraordinaire chez elle était sa sincérité, car elle se lisait dans ses yeux. Il suffisait au philosophe de faire attention aux imperceptibles plis ou mouvements autour de ses yeux pour savoir si elle réfléchissait, s'amusait ou ne comprenait pas. Ils bavardèrent ainsi un moment, oubliant le monde et les faux calculs, partageant son plat de cerise. En discutant ainsi le philosophe sentit soudain une étrange chose dans son ventre, il se sentait heureux. Désarconné de ressentir ce qu'il ne comprenait pas, mais avait recherché toute sa vie, il lui posa cette brulant question:
- Comment fais-tu pour être heureuse comme cela?
Elle le regarda d'un regard interrogateur puis réfléchit et sourit , dévoilant ses belles dents blanches. Elle remit ses cheveux en arrière et taquina sa frange, avant de répondre :
- je ne sais pas vraiment...je le suis sans chercher à l'être je crois...peut-être qu'il ne faut pas l'étudier mais le vivre, non?
Plus tard, la demoiselle ayant son bus qui l'attendait s'en alla, lui promettant de revenir et de se revoir. Le philosophe quitta le parc, méditatif, il fit quelque pas, puis éclata d'un grand rire joyeux. Il avait trouvé sa réponse.
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