Un ange à la Cour des miracles

Publié le par Chris


Le philosophe, une fois de pus, errait dans les rues fanées de sa ville, du moins, non, il n'errait pas, car il courrait. Il avait rendez-vous, et  venait d'un quitter un. Il faut expliquer. Le philosophe, après avoir étudié les mots et les choses, les causes et les lois, comprit que sa solution à son bonheur était l'Autre. Ainsi en avait-il désormais une fin dévorante. Partout, lui qui était si sombre, et si maussade, désormais était souriant et aimable, et partout allait. Dans cents assocs il s'était engagé, au jus des bons plans, connaissant tout le monde, et fréquentant des cercles les plus mondains, aux derniers cercle de l'enfer urbain. Il avait désormais ce but frénétique; plaire au monde et parler la langue de tout les hommes. La société était devenue sa tour de Babel, où il venait àsa guise, dernier survivant d'une époque où les hommes parlaient le même langage.
Pourtant partout, il venait, passait, sortait, il avait beau conn¨^itre les choses, les noms et les relations, cela ne le siuffisait pas. Il lui fallait autre chose. Il devient alors frénétique et entraà la Cour des Miracles; là tout se connaissait, tout se brassait, tout s'échangait et tout se murmurait. Ici, le philosophe pensait pouvoir enfin trouvé le bonheur. mais non, encore, quelque chose manquait.
Ainsi un jour, où il s'affairrait, dans les couloirs de la Cour, il rencontra un ange. C'était une femme qu'il avait jadis connu mais qui désormais avait coupé toute communication au monde pour acheter ainsi un violoncelle surlequel elle s'exercait. Ravi, le philosophe s'arrêta, et ainsi semit en retard pour trois autres rendez-vous. Ils discutèrent ensemble un moment. Elle semblait ne manquer de rien.  pourtant le philosophe voullait lui rendre un service, nimporte le quel, il connaissait tout le monde, et pouvait sur l'heure lui offrir, un concert, un plan où manger, un festivall ou un bon bar. Tout était possible, elle n'avait qu'à demander. elle le regarda d'un air calme et reposée. Comme si deux lacs, ceux du Burkina Faso, s'étaient calmés et inondaient de lumière le ciel bleu de l'Afrique. Elle lui dit qu'elle ne voullait rien, qu'elle le remerciait. qu'elle ne voulait qu'une chose qu'il ne pouvait lui donner; c'était du temps. Du temps pour se poser, respirer l'air frais de la mer, du temps pour lire un bon livre, choisis au hasard. Du temps pour rire, du temps pour se taire une après-midi entière, pour revoir une amie.
Le philosophe eu beau fouiller ses poches et se creuser la cervelle, il n'avait pas de temps à donner, échanger, ou vendre. Ses toiles de relations ne servaient à rien, s'il n'avait même pas assez de temps pour lui et encore moins pour en donner aux autres. A quoi servaient les toiles, et les fils, les liens et les appels, s'il n'avait le temps de parler avec un ange? Car durant ses pensées et son désarroi, elle était déjà partie vers son destin de vie. Le philosophe eu un rire fou, laissa tomber son agenda, montre et colliers de laisse, et s'enfonça dans la nuit noire. Tournant le dos à la Cour des Miracles où il avait perdu son Ange et  sa conscience.
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Publié dans L'Ange

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