Re-ssenti matinal

Publié le par Chris

Certains matins s'annonce plus dur qe d'autres.
Les lendemains de soirées par exemple, où le sommeil n'a été qu'une vieille couverture fileuse que l'on a beau tiré, elle ne vous recouvre jamais complètement. Où le corps grince, et ragit mécaniquement à votre volonté coincée entre la nécessité d'un cours à 8h et l'envie de rejoindre ses rêves. Antithèse.
Enfin. Je m'accroche, quelque chose en moi se cabre, et je me lève, mange, douche et prépare. Il faut sortir, et je lance enfin, une roue, puis deux, de mon vélo sur la route menant au savoir universitaire matinal.
Le soleil ne s'est pas encore levé, et soudain, résonne dans mon casque, le Keren Save de Tram des Balkans.

...

Les yeux s'ouvre et le coeur chante.
La mélodie, perce chairs et pensées noires, enveloppe ce tendre organe, et commence la valse.
Je lache mon guidon, mes pieds dirige le vélo, et je me transforme
oiseaudes rues,
oiseau de passage
Je souris à cette tendresse
je m'envole
Dans la rue, tout est triste et gris,
les voitures roulent et les passants passent.
N'y-a-t-il donc que moi qui suis heureux sur cette terre?
Et puis,
par la magie des choses et des mots,
le soleil fait le grand saut,
et jette ses rayons, sur le sommet des arbres de l'avenue
c'est l'automne, et l'or des rayons caressent les feuilles
rouge-marron, vert-or, et orange cuivré.
le vent les fait danser doucement.
 Je m'envole
et roule aux cimes de ces arbres, dans le décor automnal de ces feuilles dorées.
N'y a -t-il que moi qui suis heureux sur cette terre?
le temps d'une chanson
je m'envole.


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