poésia XVII - l'Amour d'Eluard

Publié le par Chris

 

 

 

 

Tu es venue, le feu s'est alors ranimé en moi

Depuis le monde entier dépend de tes yeux-vie purs

Tout mon sang coule joyeusement dans leurs regards

Et la terre s'est recouverte de ta chair claire

 

 

Aux flancs de ton sourire, un chemin vient à moi

Rêveuse tout en chair-lumière, toute en feu

Aggrave mon plaisir, annule l'espace entre nous

Hâte-toi de dissoudre ma vue et mes rêves clairs

 

 

Je vois les barques de baiser explorer l'univers

Mon sang coule plus vite dans les veines du vent nouveau

J'écoute les battements du sang par les chemins du monde

Et je suis le chemin tendre que trace ton sang clair

 

 

Autour de ta bouche mon rire est toujours différent

Mais ma main qui te caresse c'est ton rire qui l'ouvre

Mon rire partout dénude ton bonheur de mots légers

Et tes rires d'ambres résonnent dans mes larmes claires

 

 

 

A Eluard

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Publié dans Poésia

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