poésia XVII - l'Amour d'Eluard
Tu es venue, le feu s'est alors ranimé en moi
Depuis le monde entier dépend de tes yeux-vie purs
Tout mon sang coule joyeusement dans leurs regards
Et la terre s'est recouverte de ta chair claire
Aux flancs de ton sourire, un chemin vient à moi
Rêveuse tout en chair-lumière, toute en feu
Aggrave mon plaisir, annule l'espace entre nous
Hâte-toi de dissoudre ma vue et mes rêves clairs
Je vois les barques de baiser explorer l'univers
Mon sang coule plus vite dans les veines du vent nouveau
J'écoute les battements du sang par les chemins du monde
Et je suis le chemin tendre que trace ton sang clair
Autour de ta bouche mon rire est toujours différent
Mais ma main qui te caresse c'est ton rire qui l'ouvre
Mon rire partout dénude ton bonheur de mots légers
Et tes rires d'ambres résonnent dans mes larmes claires
A Eluard