La friche I

Publié le par Chris

Comment définir cela?
Ceci expliquerait cela, c'est évident. Essayons d'avoir une vision aussi esthétique que vérace.

...

Imagine
un lieu abandonné des hommes
au coeur du tumulte urbain
un lieu voué à la guerre
puis à la production de nos 30 glorieuses
puis l'abandon des hommes, des idées, de l'état
je pense que ce sont les rats qui sont rester
et seraient le plus à même à faire l'historique
puis peu à peu, quand la société devenue jungle
où crèvent les faibles aux doux euphénismes d'inadaptés
des fantomes se sont mis à réhabités les lieux
ce furent fanômes, hommes devenus chien, et chien devenu homme
l'un ayant pris son langage, l'autre ayant pris ses instincts
maisici apparaît une vérité universelle
c'est que l'homme n'est pas que corps et chairs
il es intention, et dépasse son enveloppes corporelles
ainsi l'homme par sa présence humanise son milieu
cette humanisation s'appelle culture, il me semble
et petit à petit, les animaux firent places aux fugitifs
les fugitiffs aux immigrés, les immigrés aux sdf
les sdf aux paumés, les paumés aux punks
les punks aux anars, et enfin les anars aux artistes
ces catégories sont fictives, je vous rassure
mais son classé par ordre de certitudes dans le sujet.
ainsi, lendroit abandonné de l'usine
devient lieu de rassemblement, de paix face à la violence extérieure
les choses s'organisèrent, la survie des uns en dépendaient
les discussions se lancèrent, des groupes se formèrent
l'asso mis bien des noms et du temps avant de se légaliser
donner un statut juridique à l'endroit, non par complaissance
mais enréalité par s'autarciser un peu plus, hors du monde
puis, sans rêgles, on en réinvente, on rebatis
n'en déplaise aux petit anars lycéens, l'humains est social
et le social passe par la cohabitation des intérets de chacun
pour le plus grand bien de tous, je nomme démocratie?
bref, plus de 100 personnes de tout poils et de toutes origines
vivent désormais ici, mange, dorme, crée, aime et danse là-bas
musiciens, peintre, sculteurs, danseurs, chorégraphe, ect ect....
même des jongleurs. Et ça brasse toujours.
(au milieu de tout cela un ange)
sur le parking, devant l'entrée principale, il est écrit
àla bombe, sur le goudron, en lettres capitales
"ici s'arrête l'Etat, ici commence la Friche"
tout est dit
ceci explique cela

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Publié dans Poésia

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P
<br /> tu es présomptueux en croyant avoir compris... et en te croyant tel que tu te dis, je ne serai pas le seul à avoir mal de découvrir le réel puisque je dis déjà que le réel c'est la douleur, mais tu<br /> ne veux pas comprendre ce que j'y cherche à dire... je suis désolé mais il arrive de plus en plus souvent que tu ne me voies pas lorsque tu me regardes, que tu n'aperçoives qu'un "phlaurian" que tu<br /> t'es fabriqué de toutes pièces...<br /> <br /> lis et relis jusqu'à ta mort, j'ai encore bien des choses à dire, seulement j'ai de plus en plus de mal à accepter qu'on ne veuille pas comprendre les mots quand ils coulent comme un lave...<br /> <br /> <br />
Répondre
P
<br /> et toi, qu'es-tu là-dedans ? te crois-tu une pierre de demain ? te veux-tu vivant dedans ? moi je sais être dehors... je n'accuse pas ces lieux, ils sont beaux mais... regarde, je tourne mon visage<br /> vers toi et c'est celui d'un con comme les autres...<br /> <br /> à ce stade là, ai-je encore le droit de croire pouvoir vivre dans l'idéal ? ne dois-je pas crier au monde que je suis fini et que je m'approuve ? ne dois-je pas t'intimer de te taire et t'appeler<br /> près de moi pour m'aider à faire moins souffrir mon coeur malade à force de trop s'écouter et mon cerveau souffrant des mêmes sévices... ?<br /> <br /> au milieu de tout ça il y a le monde des hommes, dont je n'ai rien à battre, pourtant, tout ce que je dis, même s'il peut sembler perdu et déconnecté, reste rattaché à moi parce que c'est la<br /> dimension dans laquelle je souffre.<br /> j'ai ce tort certain de croire en la souffrance, qui découpe irrationnellement, déraisonnablement l'être dans la feuille de papier qu'est le monde...<br /> <br /> ton ange est dans une friche, le mien est une ville, un terreau d'idéal qui me semble trop loin... tout ce que je dis a un sens, et je t'en voudrais de ne pas chercher jusqu'à la mort à me<br /> comprendre quand mon coeur saigne ainsi...<br /> <br /> tu crois chanter des hommes, ne t'arrête pas là, hurle toi au fond de tes artères... nous sommes des lianes de sang auxquelles se perchent des hiboux qu'effroi remplira dans ses serres dans ses<br /> nuits de courroux...<br /> <br /> baisons le sol et foutons nous en terre, je veux être un caveau pour mes vers, je veux inhumer mes propres sentences et jouer au fantôme de conscience dont je garde les bribes comme des ongles en<br /> moi...<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> rien de ce que j'ai dit n'était compréhensible peut-être... et pourtant... tout était si vrai... je me rêve être un autre et pouvoir me parler sans avoir mal au crâne...<br /> <br /> <br />
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C
<br /> je n'aime pas. car c'est vrai et c'est faux. il y a encore trop de jeu pour être vrai et trop de vérité pour continuer à jouer faut'il opérer? faut'il que je sorte la lourde balistique de la<br /> Raison, de la Convenance et de la Vérité? faut'il en arrivé là, pour te faire marcher sur tes deux pattes, comme un homme? S'il le faut, je le ferai, mais ce n'est pas moi qui en souffrirait. je te<br /> préviens.<br /> <br /> <br />