Dans mon caravansérail
Dans mon caravansérail, ma caravane des airs,
flottent ici et là des poèmes d'Apollinaire.
Et déambulent quelques chameaux biscornus
Broutant l'herbe bleue d’une lune rouge et tordue.
A la cour des miracles
Au théâtre des murmures
Tu rêves, tu danses et ris
Et je te suis
On doit être gitan, quelque part fils du vent
et de nul part. Qui sait? Qui peut encore faire semblant ?
Mais ailleurs il y a peut-être un avenir
Il parait même qu'il y a des routes pour s'enfuir.
Il faut qu'un fou se noie dans le ciel chaque soir
ivre et trempé d'étoiles maussades et noires
Et que les chats noirs éructent enfin ses mots ;
"C'est le roi des judas que l'on mène au tombeau"
Au bal des folies
A l’opéra des secrets
Je rêve, je danse et ris
Et tu me suis
La joie devient un art, une magie diabolique
faite de couleur, d'horizon et de musique.
Et si parfois la peur te ronge, te bouffe le cœur
c'est que le bonheur se cache toujours ailleurs
Alouettes des jours ou étoiles des nuits
Etoiles d’espoir ou belles comètes faciles
Et pour toutes les nuits de rêves et d’amour
Tourne ce joyeux carrousels de velours
Sur la place de la vie
Au spectacle des nuits
Nous dansons, courons et volons
Alors nous sommes.