Au règne des temps imparfaits
Je me baladais dans la Ville
aux ailes noirs et aux ponts fauves
violant jour après jour, un long fleuve
qui ne dit rien, qui consent
hé oui, je suis sorti de mon bar, laissant dans les rêves foux, et les parfums étranges, ce vieux Hugo, Baudelaire et Verlaine, jouant aux cartes avec d'autres inconnus, versificateurs de passages,
je sors, épris d'amour pour l'inconnu, et d'alcool, qui libère les dangereuses vapeurs du cerveau.
me voila sur la place, vide,et sombre, carrefour des temps et des mondes, le passé et le futur s'y croisent, les lampadaires flambent, rougoyant sur les vitrines des lupanars, alcoves de Dante, où la fumée des opiums s'y délivre et dérivent les corps.
Si la place est seule, profitons-on, je clame :
"Je suis l'éternel débauché, l'inchangeable insoumis,
au nom des dieux que je ne croie pas
au nom des rois que je ne respecte pas,
et aux nom des vertus que j'ai abandonnées
anges des 7 ciels venez à moi, je vous l'ordonne."
Devant les furies, une église se mit à brûler, le ciel se racla la gorge de ses sombres nuages, et je crois, que dans le lointain, le soleil s'empala sur lea pointe d'un gratte-ciel.
" Que nous veux-tu, pauvre fou, de ton orgueil, et de ta colère, nous n'avons rien à faire, nous sommes drapés de linceuils, sans drapeaux ni verges, et nous attendons un jugement aussi dernier qu'hypothétique. Nous n'avons rien à faire de toi, et tu craches ton feu obscène sur nos statues de pierre, depuis des siècles déjà. Que nous veux-tu donc, mortel ignorant de sa mort?"
J'aurai pu renoncer, me prosterner, plier, demander pardon, et en finir là, maintenant, mais le sort était lancé. Peut-être certains comprendrons ce que j'ai ressenti à ce moment là, ce frison qui secoue la nuque, lorsque face à l'impossible renégat, face au danger sublime, le genoux ne plie pas, le regard reste droit, et le menton fixe. Je suis resté doit, au diable ces impies idoles, je suis resté droit, parmis les hommes et les ombres, il en fallait bien un, et j'étais seul, je suis resté droit , nom de dieu, et j'ai lancé ces mots, comme on fouette un esclave:
"Je suis le poête des temps moderne,
pas si moderne, pas si moderne,
un sale anarco-communo-écolo,
le païen parmi les fous de Satan,
le croyant sur les plages de la Goha,
je suis le fou parmi les fou, le prince parmi les princes
le vagabond qui crache des vers, le lettré qui en oublie sa sintaxe,
je vous mande, ici pour une mission,
voir le paradis une fois seulement, ou mettre fin à mes jours maintenant et ici,
Je suis le fils de l'homme. qui osera? qu'il avance."
-"Soit, si tu veux te brûler les yeux à cette vision, nous te l'accordons, mais il te faudra d'abord te maudire à tes semblables,
et devant les forces inconnues de l'eau et de la terre,
nous te condannons à ne vivre que par un feu, à chaque fois maudit par tes semblables
avoir les mains noires et les pieds en sang,
à cracher ta vie dans l'effort et à fumer l'oubli dans la douceur,
tu sera l'éternel insatisfait, l'éternel désir des femmes
tu seras celui qui dors sur le bord des routes, le maître-brocanteur des peut-êtres et des hésitations
ta langue se souillera à tout les discours et nous ferons de ta morale une charpie de torchons, qu'il faudra devant tous, et avec obstentation, porter au grand jour. Des jours, si l'envie nous prends, nous te tirerons par les cheveux, te murmurant "repends-toi", il faudra crier "Jamais" toujours, jamais, toujours, jamais, toujours, jajour, toumais.
l'acceptes-tu, apatride, parricide d'une nation décadente?"
Il fallait rire, et j'ai pleuré, face à l'incompréhension du monde et à la douleur des cieux, j'ai dit "oui"
j'ai vu le paradis, et je me suis brûlé les yeux,
les ombres chatoyantes brûlent encore mes dernières ombres humaines, au fond de mon cerveau, sous mes prunelles désormais mortes.
Et jamais je ne dois les décrire,
tout juste les murmurer
au vent chaud du Sud,
au sommet des tours de Babel.
aux ailes noirs et aux ponts fauves
violant jour après jour, un long fleuve
qui ne dit rien, qui consent
hé oui, je suis sorti de mon bar, laissant dans les rêves foux, et les parfums étranges, ce vieux Hugo, Baudelaire et Verlaine, jouant aux cartes avec d'autres inconnus, versificateurs de passages,
je sors, épris d'amour pour l'inconnu, et d'alcool, qui libère les dangereuses vapeurs du cerveau.
me voila sur la place, vide,et sombre, carrefour des temps et des mondes, le passé et le futur s'y croisent, les lampadaires flambent, rougoyant sur les vitrines des lupanars, alcoves de Dante, où la fumée des opiums s'y délivre et dérivent les corps.
Si la place est seule, profitons-on, je clame :
"Je suis l'éternel débauché, l'inchangeable insoumis,
au nom des dieux que je ne croie pas
au nom des rois que je ne respecte pas,
et aux nom des vertus que j'ai abandonnées
anges des 7 ciels venez à moi, je vous l'ordonne."
Devant les furies, une église se mit à brûler, le ciel se racla la gorge de ses sombres nuages, et je crois, que dans le lointain, le soleil s'empala sur lea pointe d'un gratte-ciel.
" Que nous veux-tu, pauvre fou, de ton orgueil, et de ta colère, nous n'avons rien à faire, nous sommes drapés de linceuils, sans drapeaux ni verges, et nous attendons un jugement aussi dernier qu'hypothétique. Nous n'avons rien à faire de toi, et tu craches ton feu obscène sur nos statues de pierre, depuis des siècles déjà. Que nous veux-tu donc, mortel ignorant de sa mort?"
J'aurai pu renoncer, me prosterner, plier, demander pardon, et en finir là, maintenant, mais le sort était lancé. Peut-être certains comprendrons ce que j'ai ressenti à ce moment là, ce frison qui secoue la nuque, lorsque face à l'impossible renégat, face au danger sublime, le genoux ne plie pas, le regard reste droit, et le menton fixe. Je suis resté doit, au diable ces impies idoles, je suis resté droit, parmis les hommes et les ombres, il en fallait bien un, et j'étais seul, je suis resté droit , nom de dieu, et j'ai lancé ces mots, comme on fouette un esclave:
"Je suis le poête des temps moderne,
pas si moderne, pas si moderne,
un sale anarco-communo-écolo,
le païen parmi les fous de Satan,
le croyant sur les plages de la Goha,
je suis le fou parmi les fou, le prince parmi les princes
le vagabond qui crache des vers, le lettré qui en oublie sa sintaxe,
je vous mande, ici pour une mission,
voir le paradis une fois seulement, ou mettre fin à mes jours maintenant et ici,
Je suis le fils de l'homme. qui osera? qu'il avance."
-"Soit, si tu veux te brûler les yeux à cette vision, nous te l'accordons, mais il te faudra d'abord te maudire à tes semblables,
et devant les forces inconnues de l'eau et de la terre,
nous te condannons à ne vivre que par un feu, à chaque fois maudit par tes semblables
avoir les mains noires et les pieds en sang,
à cracher ta vie dans l'effort et à fumer l'oubli dans la douceur,
tu sera l'éternel insatisfait, l'éternel désir des femmes
tu seras celui qui dors sur le bord des routes, le maître-brocanteur des peut-êtres et des hésitations
ta langue se souillera à tout les discours et nous ferons de ta morale une charpie de torchons, qu'il faudra devant tous, et avec obstentation, porter au grand jour. Des jours, si l'envie nous prends, nous te tirerons par les cheveux, te murmurant "repends-toi", il faudra crier "Jamais" toujours, jamais, toujours, jamais, toujours, jajour, toumais.
l'acceptes-tu, apatride, parricide d'une nation décadente?"
Il fallait rire, et j'ai pleuré, face à l'incompréhension du monde et à la douleur des cieux, j'ai dit "oui"
j'ai vu le paradis, et je me suis brûlé les yeux,
les ombres chatoyantes brûlent encore mes dernières ombres humaines, au fond de mon cerveau, sous mes prunelles désormais mortes.
Et jamais je ne dois les décrire,
tout juste les murmurer
au vent chaud du Sud,
au sommet des tours de Babel.
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