inconnu -notes-
25/08/09
Il y a des silences qui ne me paraissent pas humains. Ressemblant à des cris qui défient ma pensée. J'ai cru être maître de moi, de ma pensée et de ce qui en dépasse : prétentieuse et stupide erreur. Je pensais ne pas ré-entendre l'un d'entre eux, je ne voulais pas, et pourtant maintenant oui. C'est moins dur, il me semble, la deuxième fois. Je rectifie : la nature est la même, la forme du cri varie. Plus d'alcools et de drogues je penses, moins d'innocence et moins d'illusions aussi. La vérité est une modulation de ce cri, j'ai l'impression que c'est elle qui est la plus blessante. Je ne voulais pas comme on ne veut pas boire un poison, j'imagine, pourtant je l'ai re-bue. Il me reste le cri de la mort que je n'ai pas encore entendu et celui de la naissance aussi. les autres je ne les imagines pas. Nous verrons.
Publicité