Expérience philosophique débile -- Crash test I --
Voila, j'ai fini une fois de plus les Méditations Métaphysique de Descartes et, une fois de plus j'en sors profondément insatisfait. Descartes tente d'observer la nature humaine, en se redécouvrant totalement, ce qui est génial en soi, mais malheureusement tout cela, peinard dans son fauteuil et ses chaussons. Il n'y a pas de réelle mise en situation, vous me l'accorderez .
Réagissons :
Imaginons une expériene semblable, un époché à la Christophe Point :
- Ce sera un homme qui prendra brusquement compte de son existence, chose qu'il ignorait totalement avant, étant maintenu dans l'ignorance par le Mal Ingénu.
- Pour avoir un référent à cette expérience à connotation scientifique, introduisons un pétunia sur lequel l'expérience sera répété en simultanée.
- Pour une histoire de coût de l'expérience et de fatigue de l'auteur, prenons pour admis que l'expérience se situe à 300 mêtre au dessus du sol.
réfléchissons...(mise en situation fictive)...
Voila!
Voici donc la consignation détaillée de l'ensemble de ses pensées depuis le moment où commença l'existence de l'homme jusqu'à celui de sa fin.
Ah... ! Que se passe-t-il?
Euh, excusez-moi mais...qui suis-je?
Hello?
Pourquoi suis-je ici? Quel est le but de ma vie?
Que veux-je dire par : qui suis-je?
Du calme, ressaisissons-nous maintenant...oh! mais que voila une intéressante sensation, qu'est ce que c'est? Comme une impression de creux, de picotement dans mon...dans mon... bon, je suppose que je ferais mieux de commencer d'abord par trouver des noms pour les choses si je veux espérer progresser dans ce que, pour la beautée de ce que j'appellerai ma démonstration, j'appellerai le monde, alors appelons ça mon estomac.
Bon. Oooooooooh mais, c'est que ça s'amplifie! Eh mais... qu'est ce que c'est que ce sifflement rugissant entourant ce qu'à l'instant même je viens de décider de baptiser ma tête? Peut-être que je peux appeler ça... le vent! Est-ce un nom bien choisi? On fera avec... peut-être que j'en trouverai un meilleur plus tard quand j'aurai découvert à quoi ça sert. ce doit être certainement quelque chose d'important, vu tout le rafut qu'il peut faire.
Eh... et ça, c'est quoi? Cette... appellons ça une jambe...ouais, jambe. Eh! Je sais drôlement bien la faire bouger, non? Waoh! Waoh! C'est super! Ca n'a pas l'air de donner grand chose mais je trouverai sans doute plus tard pour quoi c'est faire. Voyons maintenant... ai-je édifié une image cohérente du monde?
Non.
Tant pis, hein! C'est déjà tellement excitant! Toutes ces choses à chercher! Toutes ces choses à découvrir! La tête m'en tourne à l'avance...
A moins que ce ne soit le vent?
Il y a un sacré vent maintenant, non?
Et waoh... ! Eh ! Qu'est-ce que c'est que cette chose qui me fonce soudain dessus très vite? très très très vite? Si grosse, et plate, et molle... il faudrai que je lui trouve un nom évocateur...voyons : grosse...molle...grolle? Sole? Sol! C'est ça! Voila un bon nom : le sol!
je me demande si on va être copains, tout les deux?
...
Et tout le reste, après un brusque grand choc mou, ne fut plus que silence.
Fait passablement curieux, la seule chose à traverser l'esprit du pot de pétunia pendant sa chute, fut:
"Oh! non, encore!"
J'estime que si nous savions exactement pourquoi le pot de pétunia avait pensé ça, nous en saurions bien plus sur la nature profonde de l'univers que ce n'est le cas à l'heure actuelle.
Publicité