fragment de récit III

Publié le par Chris

                  Léo marchait sur une grande place pavés. La place était déserte, seule se mouvait la brume l'entourant, lui cachant les rues qui menaient à elles. Au centre de cette place dix huits ombres se mouvaient en cercle. Léo crut qu'elles dansaient dabord, mais elles ne faisaient que battre des mains, leurs visages cachés sous de grands masques de théatre rouge, aux longs nez crochus. Ils s'approchèrent de Léo en ricanant, une abondante fumée leur sortant de la bouche. léo prit peur, et les frappa de rage et de peur, mais toutes s'évanouirent dans un dernier ricanement. Alors les pavés se mirent à bouger, à onduler comme une vague sur la place, de plus en plus vite. léo vit avec horreur que, peu à peu, les pavés s'enfonçaient sur ce qui lui sembla être du sang. Soudain le cheval de pierre placé au centre de la place hennit, et les yeux infectés de sang, ils désarconna son cavalier de marbre qui se brisa au sol. Le cheval fou s'enfuit alors de la place, pataugant dans le sang de la palace devenu un marécage de pavé arrivant au genoux de Léo. 
               Il voullut fuir, quitter cette place ideuse, mais pataugeant de panique il fut rattrapé par la brume qui l'enveloppa. ne discernant plus rien, d'horribles apparitions allaient et venaient, avant de se refermer sur la brume. Il vit une immense guillotine abbatant son couperet sur un homme cagoulé d'un sac noir, puis une petite fille habillée d'une robe blanche s'écrouller, soudainement fusillé par des fusils inconnus. Des hommes masqués de rouges apparurent, ivres morts et titubants, grognant commes des bêtes.
                 Léo crut qu'il devenait fou lorsque, la brume s'écartant un peu plus, lui laissa voir une immense tour humaine. A son sommet siégait un vieillard à la barbe blanche, vêtu d'une toge immaculée, l'index pointé d'un air confiant vers le ciel, il tenait, posé sur ses genoux, un énorme livre. Son siège était tenu par deux autres hommes, des savants, vêtus eux aussi de toges blanches. Ils étaient soutenu par trois autres hommes à l'allure noble et aux fronts éclairés et hauts, soutenus par cinq autres nobles à l'aspect robustes, puis huit, puis treize et ainsi de suite. Les derniers de cette tour étaient les plus crasseux, habillés de guenille, l'air maigre et squelettique, leurs regards exeprimaient le besoin, le froid et la faim. Cette tour remuait, se maintenant en équilibre, léo vit un être étrange s'avançé vers cette tour sournoisement. Ses cheveux s'hérissèrent de peur lorsqu'ils se reconnut dans le personnage ricanant qui lui fit un clin d'oeil, sortit un poignard, et frappa dans le dos un homme de la base de la tour. Il riait maintenant d'une voix démoniaque, tandis que l'homme s'effondrait, mort. La tour se mit alors à s'effondrer, déstabilisée par sa base, tous se percutant et s'annoncelant criant de terreur avant de mourir au sol.
                        Dans cet apocalypse, léo hurla de peur.

                Son hurlement se prolonga, et d'un bond il se levé de son cauchemar, suant de peur, le regard paniqué. A quatre pattes, haletant, il ne reconnut la tranquille caravane des voyageurs qu'àprès un long moment.  Elle se balançait au rythme des chevaux de l'attelage de devant qui cheminait sur la route. A l'avant, les rènes des chevaux sur ses genoux, fumait le vieil homme aux cheveux blancs que Léo avait vu dans le cercle de la mystérieuse danse. Sa grande pipe tirait des voluptes de fumées qui ne cachaient pas ses yeux perçant l'observant avec attention. Il prit la parole, d'un ton grave et rocailleux.
                       - tes rêves sont étranges et terribles, étranger, de quoi s'agit-il?
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Publié dans fictions d'essai

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