Ton mystère

Publié le par Chris


 

 

 

 

 

 

Les dieux parlent le soir à leurs sirènes.

Face à eux, par hasard je me révolte et crie

« Je serai le seul héros de son histoire ».

Je flotte et vogue dans un fleuve illuminé

pour respirer ton absence à tout mes détours,

Faire du sens à rebours de tes tours.

 

Mes yeux, mes grands yeux imbéciles,

qui font toutes choses plus vivantes,

brûlent sur le rythme de mes mains.

Elles battent et rebattent le réel et les astres,

Je trace des rides tristes dans l’eau du Rhône.

Je voudrai tant être à l’intérieur de toi.

 

Aux confluences de nos destins, j’immole

une lune rousse et la dépose à tes pied nacrés.

Voilà ton île et voilà ta scène. Que manque-t-il ?

Je fais un geste sucré ; voilà qu’il neige.

Mes sirènes et mes dieux forment ton public,

je veux te voir danser au rythme des temps sauvages.

 

Les yeux baissés la main tremblante,

tu es à coupé le souffle. Je pleure amer.

Tu souris. Jamais on ne sait de ton sourire,

s’il est pour toi ou pour les imbéciles.

C’est ton mystère à toi, ta grâce et tes cils.

J’ai cents mots-misères pour toi, et de la musique.

 

Je me demande comment te dire encore,

une dernière fois de trop, mauvais acteur,

« Je t’aime » sans te donner d’ordre de scène.

Oui, je m’humilie de souvenirs oniriques,

de mes instincts charnels, instants de ta chair.

Je ne suis que le masque vide des vieux songes,

 des déments mensonges de ma vie.

 

 

 

 

 

Publié dans Poésia

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